En résumé, la vente directe désigne l’ensemble des circuits de vente qui ne sont pas soumis à une vente à l’enchère. Le système de vente directe se distingue lui aussi en 2 types de transactions :

  • Vente de gré-à-gré (entre le producteur et un acheteur professionnel)
  • Vente au détail parmi laquelle on retrouve la vente à l’étal (fixe ou ambulant) et la vente en livraison (type « AMAP »)

Acheter son poisson sur le quai

  • On peut acheter ses produits de la mer fraîchement débarqués sur le quai, directement à l’étal. Ainsi, il y en a par exemple 19 à Capbreton, 5 à Anglet-Bayonne et 3 à Ciboure. Acheter son poisson, ses coquillages ou ses crustacés directement à l’étal est un moyen idéal de privilégier la saisonnalité des espèces, sans compter la possibilité d’être en contact avec le pêcheur et de bénéficier d’une tarification avantageuse. On ne trouve toutefois pas d’étals de vente dans tous les ports.

Le système de vente en AMAP

C’est quoi les AMAP ?

Les Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) sont nées de la volonté commune de producteurs et de consommateurs animés par un même objectif : préserver l'existence et la continuité des fermes de proximité dans une logique d’agriculture durable.

AMAP et produits de la mer

Les produits de la mer et la pêche artisanale ont toutes leurs places au sein des AMAP. En Nouvelle-Aquitaine, les pêcheurs se sont intéressés à ce système de vente directe il y a une dizaine d’année (fin des années 2000), afin de valoriser certains poissons n’ayant pas de forte valeur ajoutée. Certains pêcheurs vendent aujourd’hui une grande partie de leur pêche grâce aux AMAP, dans le Sud des Landes, au Pays basque jusque dans le Béarn, à Arcachon et plus globalement en Gironde. Dans le secteur des Landes, 3 bateaux basés à Capbreton livrent régulièrement 600 paniers aux AMAP locales, sous forme de produit frais mais aussi légèrement transformés : soupe de poisson, foie de lotte et terrine de bonite. Les AMAP permettent une relation privilégiée entre clients et pêcheurs. Ces derniers ont ainsi la possibilité de faire découvrir de nouveaux poissons comme le grondin, la rascasse, le sébaste, la grande vive, la saumonette, le tacaud…

Autres systèmes de vente directe

De nombreux Charentais sur l’Île d’Oléron et Girondins du Bassin d’Arcachon possèdent des cabanes professionnelles (soumises à une AOT) et y vendent leurs produits.

Notons que deux pêcheurs charentais se sont dotés d’un point de vente avec viviers dans leurs entrepôts (initialement ces « garages » servaient uniquement à stocker leurs matériels de pêche).

D’autres, on choisit de vendre sur un étal mobile sur les marchés ou espaces privés (vente ambulante).

Autrement, plus aucune entreprise de pêche ne dispose de table de vente sur les marchés couverts.