vagues


970
Km de côtes, estuaires, rives et canaux

Navire de pêche pro


529 
Navires de pêche professionnels (au 31/12/2020)

capitain


2355 
Marins embarqués en 2019

pêcheur


370
Pêcheurs à pied professionnels, éleveurs marins et pêcheurs-conchyliculteurs

criées
5
Criées (La Rochelle, La Cotinière, Royan, Arcachon et Saint-Jean-de-Luz/Ciboure)

poisson


> 15 781
Tonnes de produits vendus sous criées en 2020

euros


> 74 
Millions d’euros de produits vendus sous criées en 2020

 

 

Sources : CRPMEM NA, criées de Nouvelle-Aquitaine, OCAPIAT, 2019-2020

Télécharger les dernières notes de conjoncture du secteur de la pêche :

La filière pêche au sein de chacun des départements de Nouvelle-Aquitaine

La pêche en Charente-Maritime

En Charente-Maritime, on compte 233 navires de pêche. Les pertuis sont fréquentés par de nombreux navires de moins de 12 mètres.

Les ports de pêche emblématiques du littoral charentais sont : Chef de Baie à La Rochelle, Bourcefranc-le-Chapus, La Cayenne, L'Eguille, La Cotinière, Boyardville, mais aussi Royan et Mortagne sur la Gironde. Ces ports rassemblent une diversité de flottilles de pêche qui y cohabite et cible de nombreuses espèces de poissons, de céphalopodes, de crustacés et de coquillages. Notons que La Cotinière se poste comme le port le plus important de la région en termes d'effectif de navires de pêche.

Plusieurs fleuves se jettent dans les pertuis charentais. Ce milieu naturel littoral particulier favorise la présence de certaines espèces que l'on ne retrouve qu'ici, à l'échelle de la région. Ce littoral relativement peu profond est exceptionnel de part son caractère à la fois sauvage mais aussi anthropisé (ports, pontons, chenaux, parcs ostréicoles, pêcheries, etc.). De plus, depuis notamment les ports de La Cotinière et Chef de Baie à La Rochelle, on rencontre d'autres navires, un peu plus grands, qui s'élancent dans le Golfe de Gascogne.

Depuis des décennies, les fleuves et leurs estuaires créés par la Seudre, la Charente et la Sèvre niortaise permettent à une flottille de petits navires d'y exploiter des espèces de migrateurs selon les saisons, telles que la civelle, l'anguille mais aussi le maigre. La rive charentaise de l'Estuaire de la Gironde se pose comme un large espace de transition entre océan et milieux aquatiques estuariens. Cet estuaire est le plus grand d'Europe et accueille une formidable zone de nourricerie pour de nombreuses espèces marines. A l'aide d'engins adéquats, les pêcheurs y ciblent entre autres la civelle, l'anguille mais aussi le maigre (petits et "gros" au printemps), l'alose feinte ou encore l'emblématique lamproie.

Dans les pertuis, ces zones relativement peu profondes et largement influencées par les courants de marées, plusieurs dizaines de navires y ciblent les coquilles Saint-Jacques & pétoncles, mais aussi la seiche & le bar, avec les engins de pêche adéquates (dragues, filets ou encore palangres). Autrement, à pied, des professionnels ramassent également des tellines & des palourdes, entre autres.

Géographiquement situées au centre de la façade atlantique française, d'autres flottilles travaillent dans le Golfe de Gascogne, en réalisant des marées de quelques jours, afin de cibler des espèces comme la lotte ou la langoustine.

Les produits de la mer peuvent être vendus directement auprès des particuliers (vente directe) mais aussi via les halles-à-marées de La Cotinière, de La Rochelle et de Royan. Il s'agit de sites de mises aux enchères des produits approvisionnant par exemple les marchés de gros. D'ailleurs, celle de La Cotinière est en train de faire peau neuve en 2021.

Visionnez ici nos vidéos pêche (2021) :

port la cotinière charente-maritime bateaux navires pêche

La pêche en Gironde

En Gironde, parmi les 141 navires de pêche, on distingue trois types d’activité : estuarienne, dans le bassin d’Arcachon, et « à l’océan ».

L'Estuaire de la Gironde, partagé avec la Charente-Maritime au nord, se caractérise dans un premier temps par sa grandeur (le plus grand d'Europe). Cet espace de transition entre océan et milieux aquatiques continentaux crée une formidable zone de nourricerie pour de nombreuses espèces marines. Avec l'influence du panache estuarien visible à plusieurs dizaines de kilomètres dans l'océan, il s'agit de l'une des zones d'intérêt halieutique majeures de la région Nouvelle-Aquitaine. Sur les rives estuariennes, on rencontre une multitude de petits ports de plaisance et de pêche disposés entre des pêcheries et quelques chenaux. Placé comme un site pivot à l'embouchure de la Gironde, près du phare de Cordouan, le Verdon-sur-Mer abrite une flottille de quelques navires dont une partie travaille dans le Golfe de Gascogne et dans l'estuaire.

Depuis des décennies, une flottille de petits navires pêche des espèces de migrateurs selon les saisons et les règles imposées. A l'aide d'engins adéquats, ils ciblent entre autres la civelle, l'anguille mais aussi le maigre (petits et "gros" au printemps), l'alose feinte ou encore l'emblématique lamproie. Cet animal préhistorique et mystérieux, cher aux Bordelais, garde en lui sûrement des réponses à son adaptation réussie au changement climatique.

Dans le Bassin d’Arcachon, on rencontre essentiellement des vedettes équipées de filets. Les ports de pêche majeurs du pourtour du Bassin d'Arcachon sont : Arcachon, Gujan-Mestras et Lège-Cap-Ferret. Différentes flottilles de pêche cohabitent et ciblent une grande diversité d'espèces : poissons (sole, dorade), céphalopodes (seiche, calamar) et coquillages (moules et pétoncles). Dans cette lagune à marée, plus communément appelé "Bassin", plusieurs dizaines de "vedettes intrabassins" exploitent durablement les ressources qui leurs sont présentées, en compagnie des pêcheurs-à-pied ciblant des coquillages et des vers sur les estrans.

L'ouverture de cette lagune sur l'océan se fait via les "passes", que la Dune du Pilat domine fièrement. A l'océan (comme on dit), ce sont d'autres flottilles qui travaillent à l'exploitation de certaines espèces de poissons, selon les saisons. On y trouve quelques chalutiers et fileyeurs côtiers, mais aussi des vedettes "océans".

Leurs produits de la mer sont vendus directement auprès des particuliers (vente directe) ou bien via la criée d'Arcachon (mises aux enchères et approvisionnement des marchés de gros et GMS).

Visionnez ici nos vidéos pêche (2021) :

 

estuaire de la gironde

La pêche en Pyrénées-Atlantiques et dans les Landes

Sur la Côte basque (Pyrénées-Atlantiques) et dans les Landes, mais aussi sur l'estuaire de l'Adour, on dénombre 155 navires de pêche. 

Les 3 sites portuaires de pêche majeurs de ces côtes et ces rives estuariennes sont : Saint-Jean-de-Luz/Ciboure, Anglet/Bayonne sur l'Adour et Capbreton. Ces ports rassemblent une flottille de pêche polyvalente qui y cohabite et cible une diversité d'espèces de poissons, de céphalopodes et de crustacés, selon les saisons et les zones de pêche.

Au nord de la côte basco-landaise, le port de Capbreton et son réseau aquatique terrestre traversent la côte sableuse des Landes. D'ailleurs, ce réseau aquatique rétro-littoral est né des anciens agissements de l'Adour. Ce fleuve mythique et imprévisible a été maitrisé il y a près de 440 ans. Notamment pour des raisons d'inondations et des raisons socio-économiques, c'est à partir de Bayonne que son embouchure a été détourné et fixé, pour se jeter directement à l'océan via Anglet et Boucau.

Aujourd'hui, le port de Capbreton est surtout connu pour ses 19 étals de poissons frais. La légende raconte que c'est en raison du détournement de l'Adour que Jean-Baptiste Colbert donna le droit aux Capbretonnais de vendre leurs produits sur le port en direct. Ces navires, composés majoritairement de filets, exploitent une diversité d'espèces sur le plateau continental aquitain étroit, selon les saisons.

L'Adour a également participé, avec la tectonique des plaques, au façonnement d'un autre paysage typique. En effet, le Sud du Golfe de Gascogne se caractérise par le Gouf de Capbreton. Il s'agit d'un canyon sous-marin coupant le plateau continental restreint, que jadis l'Adour empruntait régulièrement. Ce Gouf de Capbreton présente une topographie très accidentée et appréciée par de nombreuses espèces marines et halieutiques, grâce aux forts échanges de courants, de températures, de salinité, etc. Il s'agit donc d'un site important pour la pêche locale.

Dans l'estuaire de l'Adour, une flottille d'une vingtaine de petits navires y exploitent à l'aide d'engins adéquats des espèces migratrices telles que le saumon, l'anguille & la civelle, mais aussi la lamproie et l'alose feinte. Tout cela selon des règles que ces professionnels se sont imposés en plus des règles nationales et européennes. Ces navires accostent sur des quais et pontons à Anglet et à Bayonne. 5 étals de vente directe sont également présents sur la rive bayonnaise.

L'activité de pêche en Pays basque se concentre principalement à Saint-Jean-de-Luz/Ciboure. La plateau rocheux maritime basque s'étend ensuite vers les côtes espagnoles. Avant la frontière, notons que le port d'Hendaye abrite de temps en temps quelques navires hauturiers basques.

Le port Saint-Jean-de-Luz/Ciboure dispose d'une grande criée aimantant les productions des navires des 2 départements côtiers, mais aussi certaines productions des navires basques présents en Irlande et en Ecosse ciblant le merlu. La flottille basque présente une majorité des fileyeurs et des ligneurs. Mais, d'autres métiers font aussi la réputation de la pêche basque : comme la bolinche, la pêche du thon à la canne, ainsi que la collecte à l'aide de dragues pélagiques des algues rouges détachées du fond de la côte luzienne.

Pour aller plus loin, le CIDPMEM 64/40 a réalisé une étude socio-économique sur ce territoire.

Visionnez ici notre vidéo pêche dédiée à la Côte basque et Capbreton.

Arrêtez-vous aussi sur les vidéos métiers du CIDPMEM 64-40 (lien à venir).

 

Navire pêche bateau pays basque drapeau basque