La pêche est une activité très réglementée, que ce soit au niveau européen, national mais aussi régional ou local. Chaque métier est concerné, que ce soit en fonction du matériel utilisé, des zones ou des espèces ciblées. Une multitude d’arrêtés régissent la réglementation des pêches dans l’espace maritime néo-aquitain.

 

Licences

Licences régionales

Un système de licences de pêche régionales géré par le CRPMEM NA est mis en place pour réguler l’effort de pêche dans le Sud du Golfe de Gascogne. Ces licences fixent les conditions et les limites de l’exploitation d’une ressource : critères d’attribution, caractéristiques des navires et des engins autorisés, contingentement, zones de pêche, dates d’ouverture, limites de captures, etc. Adoptées dans le cadre de délibérations, celles-ci sont ensuite rendues obligatoires par arrêté préfectoral via la DIRM SA.

Liste des licences régionales :


Licence « 25m hors tout & 400kW »
Licence « Céphalopodes aux arts traînants »
Licence Intra-bassin d’Arcachon
Licence Bolinche
Licence Algues rouges
Licence Drague des moules et pétoncles du Bassin d’Arcachon*
Licence Pêche-à-pied Bassin d’Arcachon*
Licence Coquille Saint-Jacques Pertuis Charentais*
Licence Pétoncles Pertuis Charentais*
Licence Huîtres plates Pertuis Charentais*
Licence Filets Pertuis Charentais*
Licence Pêche-à-Pied de Charente-Maritime*

* licences soumises à une délibération cadre nationale


Licences nationales

Un système de licences de pêche nationales géré par le CNPMEM existe pour réguler l’effort de pêche dans des eaux qui couvrent plusieurs régions françaises. Adoptées dans le cadre de délibérations, celles-ci sont ensuite rendues obligatoires par arrêté ministériel (DPMA).

Liste des licences nationales (la plupart gérées à l’échelle régionale)

 

NB : Se rapprocher de votre C(I)DPMEM pour toute demande ou projet

Autorisations de pêches nationales et européennes

En plus des licences gérées par les organisations professionnelles, l’Administration Maritime délivre des autorisations pour certaines espèces ou techniques de pêche :

  • Anchois
  • Espèces d'eaux profondes
  • Langoustine
  • Sole
  • Thon blanc
  • Thon rouge
  • Merlu
  • Baudroie
  • Thons tropicaux
  • Filets fixes

Gestion de la pêche envers des espèces menacées

Certaines espèces bénéficient de plans nationaux d’actions en raison de leur vulnérabilité. C’est le cas par exemple de l’esturgeon, de l’alose vraie, de l’anguille ou encore du saumon.

Esturgeon européen

L'esturgeon d'Europe est le plus grand poisson migrateur de France. L'adulte mesure de un à trois mètres pour les plus gros spécimens, et peut peser entre et 300 et 500kg. Il peut vivre plus de 80 ans. Longtemps présent du Golfe de Gascogne à la mer du Nord, la Gironde est le dernier estuaire où une reproduction naturelle est encore observée. Très recherché pour ses œufs, le célèbre « caviar », il est aujourd’hui protégé.

L’esturgeon européen est interdit à la pêche depuis 1982

Aujourd’hui, les pêcheurs professionnels participent activement à la mise en œuvre du plan national d’actions en faveur de ce poisson. Objectifs, protéger la population et les habitats pour restaurer les stocks. Dans ce cadre, les professionnels sont sensibilisés via le CNPMEM sur la conduite à tenir en cas de capture accidentelle et pour la remise à l’eau des individus vivants.

Grande alose ou alose vraie

La grande alose ou alose vraie est un genre de poissons appartenant à la famille de la sardine et du hareng. Au printemps, elle remonte le cours des fleuves côtiers leurs affluents pour se reproduire. Autrefois commun en Europe, la France et est le seul pays qui en abrite encore une population importante, notamment dans les estuaires et les fleuves de Nouvelle-Aquitaine.

La pêche de la grande alose est interdite depuis 2008

Cette interdiction a été signifiée par arrêté préfectoral pour l’ensemble du bassin Garonne-Dordogne-Charente-Seudre-Leyre. Ce moratoire a été pris par le COGEPOMI et reconduit en 2018.

La mise en place d’un tableau de bord sur le bassin se poursuit, sous la direction de l’IRSTEA et en collaboration avec le groupe technique « Alose » du COGEPOMI. Il vise à créer sur ce bassin un outil de gestion de l’information et d’aide à la décision pour une gestion durable de l’espèce. Les professionnels marins de l’estuaire suivent attentivement ce dossier, notamment l’évolution de la reconstitution ou non du stock. La collaboration directe reste toutefois relativement diffuse, les professionnels ne disposant pas de données de capture à transmettre, la pêche étant interdite dans l’estuaire. Le CRPMEM continue à contribuer aux travaux centrés sur la gestion de la Grande Alose, principalement à travers les réunions et groupes techniques du COGEPOMI.

Alose feinte

L’alose feinte est également un migrateur, proche cousine de l’alose vraie. L’alose feinte passe 2 à 5 ans de sa vie en mer avant de venir se reproduire en eau douce.

La pêche de l’alose feinte est autorisée du 1er février au 30 juin

La pêche de l’alose feinte est autorisée du 1er février au 30 juin. Historiquement, il n’existait pas de réelle pêche commerciale de l’alose feinte. Elle a été longtemps interdite à la vente, interdiction levée en 2017.

Lamproie marine

La lamproie marine se reproduit en eau douce après 2 à 3 années passées en mer. Les lamproies sont des vertébrés aquatiques primaires. Elles sont considérées comme des poissons bien qu’elles n’aient pas de nageoires paires, une bouche en ventouse et pas de mâchoires.

(informations supplémentaires à venir)

Lamproie fluviatile

La lamproie fluviatile ou lamproie de rivière est elle aussi une espèce migratrice. La lamproie fluviatile est encore relativement abondante dans le bassin de l'Adour. Elle est considérée comme en régression, mais ne figure pas comme l'anguille sur la liste rouge des espèces menacée.

(informations supplémentaires à venir)

Saumon

Le saumon atlantique est un salmonidé migrateur vivant dans les zones tempérées à froides de l'océan Atlantique. Il revient à sa rivière natale pour frayer entre l’automne et le printemps. Il peut mesurer jusqu'à 1m50 et peser près de 20kg.

La pêche du saumon est seulement autorisée dans l’Adour

La pêche du plus emblématique des migrateurs des fleuves et cours d’eau français n’est autorisé que dans l’Adour par des pêcheurs professionnels détenteurs d’une licence « CMEA ». Très encadrée, cette pêche peut se pratiquer de mars à juillet avec des périodes de relèves décadaires et hebdomadaires obligatoires.

Localement, la pêche du saumon est soumise au respect d’un plan de gestion définit dans le PLAGEPOMI Adour auquel le CRPMEM NA contribue activement. De nombreuses et nouvelles mesures ont ainsi été mise en place au sein du COGEPOMI (encadrement des engins, tailles minimales de capture, périodes d’ouverture et de relèves, déclaration et baguage de chaque saumon, actions environnementales, etc.).

L’ex-CRPMEM Aquitaine a travaillé en 2015 sur la possibilité de mettre en place des mesures en mer permettant de réduire les captures accidentelles. Les discussions menées avec les pêcheurs côtiers ont conduit à la mise en place d’un cantonnement de pêche inédit renouvelé chaque année depuis 2015.

Sur son site, le CIDPMEM 64-40 en présente la gestion.

 

La civelle et l’anguille

La pêche de l’anguille en Nouvelle-Aquitaine est particulièrement importante. Le CRPMEM NA s’est fortement impliqué aux côtés des C(I)DPMEMs et des représentants professionnels de la commission CMEA du CNPMEM, dans le suivi du plan de gestion européen de l’anguille.

Dans ce contexte, le CRPMEM NA intervient à deux niveaux :
• National pour le suivi des travaux de la commission CMEA du CNPMEM et l’accompagnement des représentants professionnels néo-aquitains de la CMEA
• Local en participant aux discussions des deux COGEPOMI néo-aquitains

Le CRPMEM NA a également participé aux discussions nationales de l’Association pour le Repeuplement de l'Anguille en France (ARA France) qui a pour objectif de coordonner et de structurer les opérations de repeuplement sur le territoire, rendu obligatoire par le Plan national de gestion de l’anguille.

Le CRPMEM NA a également suivi l’application du code de bonnes pratiques pour la pêche des civelles qui inclut notamment le recensement des engins utilisés par tous les détenteurs d’une licence CMEA. La pêche professionnelle, très encadrée, est autorisée de décembre à avril, sauf exception.

Enfin, il a contribué aux réflexions conduites avec les autres CRPMEM de la façade atlantique pour une amélioration du suivi de la pêcherie par le développement de nouveaux outils comme la télédéclaration des captures par sms ou internet.